Notre engagement

Pour nous engager à mettre fin à la violence sexuelle en Alberta, nous avons rassemblé des organismes communautaires et dix ministères provinciaux dans le but d’offrir une réponse coordonnée à l’échelle de la province. Cet engagement a été élaboré au terme de vastes consultations auprès des fournisseurs de services de première ligne, des défenseurs et des survivants.

Déclaration d’engagement

Toutes les Albertaines et tous les Albertains ont le droit de vivre sans violence. Les auteurs de violence sexuelle violent ce droit.

Le gouvernement de l’Alberta ne tolère pas ces abus de pouvoir et de contrôle. N’importe qui peut devenir victime de violence sexuelle, mais nous reconnaissons que les femmes et les filles y sont particulièrement vulnérables.

Pour mettre fin à la violence sexuelle sous toutes ses formes, nous appuyons fermement les survivants, les défenseurs et les organismes communautaires.

Nous nous engageons à soutenir les survivants, à améliorer notre appui et à favoriser une culture du consentement en faisant la promotion de l’égalité des sexes.

Nous poursuivrons notre travail jusqu’à ce que tous les survivants soient crus et soutenus, et que cette violence soit éradiquée de nos communautés.

Nos principes directeurs

Les principes suivants guident notre travail :

  • La violence sexuelle est une violation du droit fondamental de la personne à la sécurité et l’intégrité physique.
  • La violence sexuelle est une forme de violence fondée sur le sexe enracinée dans les inégalités systémiques et structurelles ainsi que dans la dynamique sociale du pouvoir et de l’oppression.
  • La violence sexuelle est un problème de santé publique qui provoque des traumatismes importants et qui a des répercussions sur la santé physique, mentale, émotionnelle et sexuelle des personnes, des communautés et des sociétés.
  • Les efforts visant à prévenir et à contrer la violence sexuelle sont fondés sur les droits, les besoins et les souhaits des personnes qui ont été victimes de violence sexuelle.
  • L’analyse comparative entre les sexes « plus » (en anglais seulement) s’applique aux politiques, aux programmes et aux initiatives afin de répondre aux différentes situations et expériences des personnes touchées par la violence sexuelle.
  • Tous les survivants ont le droit d’être traités avec dignité et respect et de ne pas subir aucune discrimination fondée sur leur identité ou leur expression de genre, leur âge, leur race ou ethnie, leurs capacités, leur état de santé, leur statut de citoyenneté ou toute autre caractéristique ou facteur de leur identité.

Comment nous aidons

Notre engagement comprend trois domaines d’action principaux visant à prévenir et à éradiquer la violence sexuelle :

  1. Changer la culture en faisant la promotion d’une culture du consentement et de l’égalité entre les sexes
  2. Améliorer la réponse en veillant à ce que les systèmes social, sanitaire, juridique et éducatif répondent efficacement à la violence et au harcèlement sexuels
  3. Soutenir les survivants en finançant les organismes communautaires qui les aident et en offrant des programmes d’éducation et de prévention

Changer la culture

Nous favorisons une culture du consentement et faisons la promotion de l’égalité entre les sexes en faisant ce qui suit :

  • Financer des campagnes de sensibilisation qui visent à promouvoir un changement culturel pour soutenir les survivants, briser le silence entourant la violence sexuelle et instruire la population au sujet du consentement, de l’égalité entre les sexes et des relations saines :
  • Mobiliser les hommes et les garçons pour promouvoir les relations respectueuses, les modèles positifs et l’égalité entre les sexes :
  • Créer des espaces publics sécuritaires pour les femmes, en partenariat avec la Ville d’Edmonton, dans le cadre de l’initiative de l’ONU « Des villes sures » pour les femmes (en anglais seulement).

Améliorer l’appui

Tous les survivants méritent d’être traités avec respect et dignité.

Nous nous efforçons de veiller à ce que le gouvernement, les organismes de services sociaux, de soins de santé et d’application de la loi ainsi que les écoles et les établissements d’enseignement postsecondaire répondent efficacement à la violence et au harcèlement sexuels en faisant ce qui suit :

  • Soutenir les centres et organismes d’aide aux victimes d’agression sexuelle (en anglais seulement) et leur offrir un financement stable pour améliorer l’accès aux services de counselling, réduire les temps d’attente et fournir de l’aide en situation de crise dans un plus grand nombre de communautés.
  • Offrir de la formation et des ressources aux agents de police par l’entremise du Sexual Violence Police Advisory Committee (comité consultatif de la police sur la violence sexuelle [en anglais seulement]) pour améliorer leur réponse et leurs enquêtes, et aider les survivants à connaitre leurs droits et les services de soutien qui leur sont offerts.
  • Élaborer un guide sur les pratiques exemplaires pour les enquêtes policières sur la violence sexuelle (en anglais seulement).
  • Financer les Sexual Assault Response Teams (équipes d’intervention en cas d’agressions sexuelles [en anglais seulement]) d’infirmières autorisées ayant une formation spécialisée en soins aux victimes d’agressions sexuelles qui pourront travailler dans toute la province.
  • Améliorer l’accès au système juridique pour les survivants de la violence familiale et sexuelle en levant la restriction sur les délais pour intenter des poursuites civiles.

Soutenir les survivants

La violence sexuelle n’est jamais acceptable. Nous appuyons fermement les survivants en faisant ce qui suit :

  • Améliorer l’accès aux services d’aide aux victimes d’agression sexuelle dans les communautés rurales et éloignées.
  • Augmenter le financement aux refuges pour femmes de 15 millions de dollars afin de veiller à ce qu’on ne refuse l’accès à aucune femme fuyant la violence.
  • Fournir, pour la première fois, du financement aux refuges de deuxième étape afin d’aider les femmes qui ont besoin d’hébergement de plus longue durée.
  • Rendre plus facile pour les survivants de la violence familiale de quitter une situation dangereuse en leur permettant de mettre fin à leur bail résidentiel sans pénalité financière grâce au Safer Spaces Certificate (certificat sur les espaces sécuritaires [en anglais seulement]).
  • Travailler avec des personnes de la communauté LGBTQ (en anglais seulement) et des groupes ethniques afin d’élaborer pour contrer la violence sexuelle.
  • Soutenir l’Action Coalition on Human Trafficking Alberta (coalition d’action de l’Alberta contre la traite de personnes [en anglais seulement]).
  • Adopter de nouvelles règles relatives à la santé et sécurité au travail (SST) afin de prévenir l’intimidation, le harcèlement et la violence en milieu de travail (en anglais seulement).
  • Piloter un projet visant à offrir des conseils juridiques gratuits pour les survivants de la violence sexuelle (en anglais seulement).

J’ai besoin d’aide

Si vous êtes en danger, composez immédiatement le 911.

Du soutien est offert si vous avez été victime de violence sexuelle :

Je veux aider

La violence sexuelle, qu’il s’agisse d’attouchements non désirés, de commentaires inappropriés ou le fait d’exiger des relations sexuelles, n’est jamais acceptable. Cette violation des droits de la personne est illégale.

Tout le monde peut jouer un rôle dans la prévention des agressions et du harcèlement sexuels.

Composez le 911 si vous êtes témoin de violence sexuelle ou si vous voyez quelqu’un qui est en danger immédiat.

Comment devenir un allié et soutenir les survivants?

  • Ne blâmez jamais le survivant, répondez « je te crois » (lien en anglais seulement) si quelqu’un se confie à vous.
  • Soutenez toute personne qui vous dit qu’elle a été agressée sexuellement.
  • Contestez le sexisme autant que possible, que ce soit à la maison, au travail ou sur les médias sociaux.
  • Aidez les hommes et les garçons en faisant la promotion d’une masculinité positive, ce qui comprend une attitude bonne, bienveillante et respectueuse.
  • Éduquez vos enfants au sujet du consentement et des relations saines.
  • Participez aux programmes de sensibilisation du public.
  • Faites du bénévolat ou donnez des fonds aux organismes qui tentent de prévenir la violence sexuelle et de soutenir les survivants.
  • Contribuez à sensibiliser votre communauté au sujet de la violence sexuelle.

Signaler la violence faite aux enfants ou l’exploitation sexuelle d’enfants

Si vous soupçonnez qu’un enfant ou un jeune est victime de violence ou d’exploitation sexuelle (en anglais seulement), vous avez la responsabilité juridique de le signaler.

Communiquez avec le service de police de votre région ou la Child Abuse Hotline (ligne d’assistance de l’enfance maltraitée) au 1 800 387‑KIDS (5437).

Signaler la violence envers les ainés

La violence envers les ainés correspond à toute action ou inaction qui compromet la santé ou le bien-être d’une personne âgée. Elle peut prendre plusieurs formes, y compris l’exploitation financière, la violence émotionnelle, physique ou sexuelle, la négligence et l’usage préjudiciable de médicaments. Il arrive souvent qu’un ainé soit victime de plus d’un type de violence à la fois.

Découvrez les signes de la violence envers les ainés (en anglais seulement)

Qu’est-ce que la violence sexuelle?

La violence sexuelle est un acte commis contre l’intégrité sexuelle d’une personne sans que celle-ci y ait consenti librement. Il peut s’agir de violence avec ou sans contact physique commise par une personne connue ou un étranger. N’importe qui peut devenir une victime, peu importe son âge ou son sexe. La violence sexuelle est illégale.

Agression sexuelle
Terme juridique utilisé au Canada pour décrire toute forme de contact sexuel sans consentement. Une agression sexuelle peut comprendre les baisers, les attouchements, la pénétration vaginale ou anale ou des relations sexuelles orales forcés ou non désirés.
Harcèlement sexuel
Il s’agit de remarques, de gestes, de sons et d’actes à caractère sexuel (comme des regards suggestifs ou des sifflements) qui sont non désirés ou non sollicités et qui font qu’une personne se sente inquiète, dégradée ou mal à l’aise, même si le harceleur affirme qu’il ne s’agissait que de blagues. Ce terme désigne également tout comportement sexuel non désiré qui a une incidence sur une personne ou qui l’empêche d’obtenir ou de conserver un emploi, une promotion ou un logement.
Exploitation sexuelle
Ce terme désigne une situation où une personne de confiance ou ayant autorité abuse de ce pouvoir pour s’adonner à des activités sexuelles avec une autre personne ou pour tenter de le faire. Les attouchements directs ou indirects, la violence, la coercition et l’utilisation de menaces peuvent constituer de l’exploitation sexuelle.
Consentement sexuel
Dans le Code criminel du Canada, on définit le consentement comme un accord volontaire à l’activité sexuelle. L’âge légal du consentement au Canada est 16 ans. Le silence et la passivité ne sont pas considérés comme un consentement et les partenaires consentants peuvent révoquer leur consentement en tout temps. Ainsi, le consentement ne peut être donné à l’avance et la loi canadienne ne comprend pas de dispositions sur le consentement tacite.

Tout le monde n’est pas en mesure de donner son consentement

  • Enfants et jeunes de moins de 16 ans (il existe des exceptions pour les pairs ayant à peu près le même âge)
  • Jeunes de 16-17 ans qui participent à des activités sexuelles avec des adultes en situation de confiance ou d’autorité (ce qu’on appelle également l’exploitation sexuelle)
  • Personnes frappées d’une incapacité (p. ex., qui a perdu connaissance ou est gravement intoxiquée)

Il est important de connaitre la loi et de comprendre le consentement sexuel (en anglais seulement).

Qui est touché?

La violence sexuelle touche toute la population albertaine – les individus, les familles et les communautés.

  • 87 % des survivants sont des femmes
  • 94 % des délinquants sont des hommes
  • 95 % des survivants ne dénoncent pas les agressions à la police, ce qui rend la violence sexuelle l’un des crimes les moins dénoncés au Canada

Être victime de violence sexuelle peut avoir des répercussions graves sur le bien-être physique et mental des survivants, mais une guérison est possible avec le temps et des mesures d’appui.

L’inégalité entre les sexes est l’une des causes fondamentales de toutes les formes de violence contre les femmes. Les statistiques montrent que certains groupes sont plus à risque d’être victimes de violence sexuelle :

  • Femmes et filles autochtones
  • Enfants
  • Personnes âgées
  • Personnes ayant un handicap
  • LGBTQ
  • Nouveaux Canadiens – immigrants et réfugiés

Les délinquants peuvent être une connaissance, un ami, un collègue de travail, un partenaire intime, un membre de la famille ou un étranger.

Mois de la sensibilisation aux violences sexuelles

Mai est le mois de la sensibilisation aux violences sexuelles (Sexual Violence Awareness Month). Il a été proclamé pour la première fois le 1er mai 2018, quand le gouvernement a procédé au lancement de son engagement à mettre fin à la violence sexuelle.

Les organismes communautaires organisent des activités dans toute la province pour accroître la sensibilisation, remettre en question les attitudes et promouvoir la culture du consentement.